Roman DANS CETTE VIE, COMME DANS L'AUTRE chapitre Chapitre 86

- On fait évacuer tout le monde.

Nicolas s'était approché de Malia quand elle a décroché le téléphone et a pu entendre ce que disait la personne à l'autre bout du fil.

Dès que l'appel pris fin, il regarda Malia un moment, l'air inquiet.

- C'est ce Timothy qui est derrière tout ça.

- Merde, qu'est-ce qu'il nous veut à la fin?

- On dirait qu'il n'arrêtera pas tant qu'on ne sera pas mort.

- Pourquoi je garde encore mon calme?

- Peut être parce qu'on est pas seuls, il y'a des innocents dehors.

- On n'est pas coupable non plus.

- Je sais, il semble...

Patrick sorta à ce moment de la salle de bain et fit face à deux paires d'yeux. Ne sachant lesquels sont les plus froids, ou qui veut le tuer en premier, il regarde Bastien avec un air de chien battu.

- Ne t'inquiète pas, je les ai tout dit. Ils ne vont pas te tuer.

Jetant un coup d'oeil discret au couple, il ajoute :

- En tout cas pas tout de suite.

- Ah c'est rassurant agent Monteau.

Tournant le regard vers le couple, il dit humblement :

- Je sais qu'il est un peu tard pour faire des excuses, mais je suis vraiment désolé de vous avoir causé du tort, j'ai été l'un des plus heureux de savoir que vous êtes en vie, même après ça je me sentais coupable, je n'avais pas l'intention de vous blesser, j'y étais contraint, je ne me plaindrai pas, peu importe ce que vous déci...

- Tu es intelligent à quel point?

Le coupa Nicolas.

- Ce sera à vous d'en décider maître Jacobs, si vous me faites l'honneur de me laisser mettre mes capacités à votre service bien sûr.

- Très bonne réponse.

Répond Nicolas en lui montrant son ordinateur : on cherche Timothy Gaillard.

Sans rechigner, Patrick s'assoit et se met au travail sans demander d'autres informations.

Pour lui faciliter la tâche, Bastien lui donne le faux nom utilisé par Timothy pour retourner sur l'île.

Entre temps Malia et Nicolas sont sortis de la chambre et réfléchissent à comment ils vont faire pour faire évacuer tout le monde sans éveiller les soupçons.

Comment faire, leurs familles et amis sont là, ils vont sûrement poser des questions, non ?

Ils avaient trouvé un moyen quand soudainement, une voix sorti de nulle part, résonne dans les hauts parleurs et commence à parler en chuchotant, attirant ainsi l'attention de tout le monde.

- Je suis dans la foule.

...

- Je suis là.

...

- Je suis dans la foule.

Tout le monde se regarde en cherchant à qui est la voix et ne comprend pas ce qui arrive exactement.

Et la foule plongea dans un vacarme de chuchotements.

- Qui est-ce ?

...

- De quoi parle-t-il ?

...

- Tu as entendu aussi?

...

- Sûrement des gens qui s'amusent.

...

Personne n'arrive à identifier une autre personne en particulier.

Dès que Malia et Nicolas entendent la voix, ils se mettent à chercher dans la foule eux aussi.

Contrairement aux autres, ça a été très facile de repérer le suspect.

En fixant une grande silhouette dans la foule, Malia fut choquée, puis elle se rappelle de son voyage en Russie et..

*Lui?*

*C'est...*

- C'est lui.

Mâchoire crispée, Nicolas leva le pas et se figea la seconde suivante en voyant l'homme lui montrer un détonateur, mime un "boom" et fait un grand sourire.

Regardant à gauche et à droite, Nicolas se sentit tout d'un coup impuissant et reste sur place.

Lui aussi se rappelle du voyage en Russie, il avait sentit que cet homme était tout sauf honnête, maintenant il comprend.

Il ne s'attendait pas à les voir encore en vie, c'est pour ça qu'il avait cette face de zombie.

Puis, il vit l'homme mettre son téléphone à son oreille et le sien se met à sonner, il décroche sans hésiter :

- Tu appelles la police, "boom" tu préviens ton père, " boom", tu sors d'ici avec ta femme "boom". Tu n'as d'autres choix que de faire exactement ce que je dis.

- Seuls les lâches agissent ainsi, pourquoi ne pas t'approcher un peu, pour converser d'homme à homme.

- Je commence à m'ennuyer effectivement, il faut de l'action.

- Et si tu venais plus près, je vais t'en donner gratuitement.

Nicolas retrouve son calme en fixant Timothy dans les yeux un peu loin.

*Ce crétin a envie de jouer et moi, de l'étriper.*

Timothy soulève le coin de ses lèvres en un rictus :

- Je te laisse commencer le jeu Jacobs.

-...

- Fais en sorte que tout le monde panique en sortant.

-...

- Tu as une minute, si tu ne fais pas ce que je dis, tu vas le regretter.

Instinctivement, Nicolas passe Malia par derrière lui et cherche sa famille des yeux.

Les gens dans la foule s'étaient déjà calmé et s'occupaient d'autres choses, Nicolas vit sa famille et celle de Malia avec Brad et Stella.

*Il faut trouver une solution.*

Espérant que Bastien pourra lire dans ses pensées, il regarde à nouveau Timothy après avoir regardé Bastien.

Le temps qu'il met à réfléchir, la minute s'écoula, sans dire plus, Timothy fit un signe de la main discrètement.

Nicolas ne remarque rien pendant un moment, jusqu'à ce qu'il entend un cri perçant dans la foule, puis tout le monde se mit à paniquer en courant dans tous les sens :

Les pleures déchirantes d'une femme attirent l'attention de Nicolas et de Malia et les obligent à détourner les yeux sur Timothy :

- Jimmy, Jimmy, mon amour, non, non..

- S'il vous plaît aidez-moi ! Appelez une ambulance, Jimmy reste avec moi.

*Un sniper ?* Bastien lève les yeux et se mit à chercher partout en tournant sur lui-même.

La salle se vida presque dans la panique, et Nicolas sous le choc, ne cligne pas des yeux en regardant un jeune homme en smoking gris, couché dans une mare de sang, et la femme qui hurle douloureusement.

Il comprend trop tard, que Timothy s'est volatilisé aussi parmi la foule en panique.

Malia porte une main sur sa bouche et fut elle aussi sous le choc.

- Nicolas!

- Malia!

Leurs parents qui ne sont pas sortis avec la foule, essaya de les rejoindre, mais Nicolas pris la main de Malia et se fond dans la foule.

- Bastien, emmène les parents loin d'ici!

Ordonne Nicolas en les voyant se rapprocher, il ne veut prendre aucun risque, Timothy semble viser que lui et Malia, il trouvera une solution pour protéger Malia plus tard.

Bastien ne voit pas de tireur et puisqu'aucune autre personne n'est touchée, il cesse de chercher quand il voit Ken se rapprocher avec Bradley :

- Brutus, ma femme?

- Elle est en sécurité avec madame Jacobs dans la voiture.

- Fais évacuer le maître et monsieur Marinet, Brad, occupe-toi de la femme qui pleure et de son mari vite!

...

- Non, il y'a ma fille, je ne sors pas sans elle!

Cria Henry qui refuse d'écouter Ken, c'est bien impossible pour les deux hommes de laisser leurs enfants et sortir comme ça :

- Monsieur croyez-moi, ils sont avec Bastien.

- Je ne laisse pas mon fils ici!

- Ils sont en sécurité, s'il vous plaît, suivez-moi.

- Quelle est ta définition de "sécurité" jeune homme?

- Que se passe-t-il Brutus, pourquoi ils ne veulent pas sortir?

*Qu'est-ce que j'en sais moi?*

Ken invente une histoire :

- C'est un invité important à l'étage, il ne sait peut-être pas ce qui se passe en bas, ils sont montés le chercher.

Après réflexion, toujours pas convaincu, Henry décida quand même de quitter la salle avec Noah mais ils continuent de bombarder Ken de questions.

Le pauvre ne sait même pas ce qui se passe, il invente des histoires, il ne fait qu'obéir aux ordres de Bastien lui.

...

- J'ai trouvé Timothy !

Dit Patrick en voyant la porte s'ouvrir avec fracas :

- Nous aussi.

Nicolas semble effrayant avec cette fureur, tel un vase rempli qui n'attend qu'une seule petite goutte pour déborder.

Sa respiration lourde, son visage rouge de colère, il n'écoute pas Malia qui lui dit de se calmer depuis tout à l'heure.

Il n'a pas peur pour lui, comme d'habitude, sa plus grande faiblesse, c'est sa femme.

- Calme-toi Nicolas, faut réfléchir à tête reposée.

- Il a l'avantage, il contrôle la situation.

- Et on va retourner son piège contre lui.

- Je crois que tu n'as pas bien saisi, on est comme dans un champ de mine, on a de contrôle sur rien lass. Un seul détonateur un seul click et..

- On va retourner la situation contre lui, on le peut, n'est-ce pas Patrick?

Demande calmement Malia.

- Comment ? Il nous surveille, tu oublies les caméras?

- Et nous on a Patrick.

Après quelques secondes de silence, Nicolas regarde l'entrée :

- Monteau pourquoi tu es là et pas avec mes parents?

- Maître Jacobs !

Appelle Patrick, mais personne ne l'écoute.

- Ils sont avec Jeannin et Brutus.

- Tu reviens faire quoi ici?

- Je n'allais quand même pas vous laisser seuls.

- Tu es trop fidèle!

- Maître Jacobs !

Appelle une deuxième fois Patrick et toujours dans le vide.

- Tu es sûr qu'ils sont bien en sécurité ?

- Il ne veulent pas quitter les lieux mais Ken et Brad les gardent éloignés du bâtiment.

- Quoi Patrick ?

Cria Nicolas, visiblement toujours furieux car Patrick ne cesse de l'appeler.

- Oui, euh, j'ai une idée.

Méfiant, Nicolas fronce les sourcils, alors que Bastien l'encourage à parler :

- Bon voilà.....

....

Timothy n'est pas seul, sur le coup, il n'est jamais seul d'ailleurs, il a ses yeux à l'intérieur et ses bras, mais il n'a pas beaucoup de soldats comme avant, c'est donc son point faible.

Il regarde tout à travers les caméras, mais il n'a pas de génie avec lui, ce que Patrick a compris et de là, lui est venu une idée.

- Une illusion de contrôle ?

Fit Malia incrédule.

- Oui, il ne verra rien pendant un moment, en tout cas, il verra ce que j'ai envie qu'il voit.

- Tu es sûr que ça peut marcher.

- Ça peut être une bonne idée.

Nicolas est d'accord avec lui contre toute attente.

- On neutralise chaque homme armé à son service d'abord, ensuite les bombes.

- Et on fait quoi s'il se rend compte du leurre et qu'il appui pour faire boom?

- On meurt tous!

Répond Patrick sans réfléchir.

- C'est génial ton plan alors, je monte à bord.

Tout le monde perçoit le sarcasme dans les dires de Malia et derrière son sourire niais :

- Mais encore, s'il voit tout ce qui se passe derrière son écran, par exemple, n'est-il pas possible qu'il nous voit conspirer contre lui là maintenant?

- Non, il voit juste ce que je lui montre comme je l'ai dit tout à l'heure, j'ai déjà commencé.

Sourit Patrick fièrement en montrant son écran.

C'est un parfait collage des scènes d'il y'a trente minutes mais drôlement mélangés.

Nicolas sort de la pièce avec Malia dans la vidéo alors qu'ils sont assis en réalité dans la chambre, il revient sans Malia dans la video alors que Malia est dans la chambre. Cette dernière revient ensuite avec Bastien, alors qu'ils n'ont pas bougés. Patrick paniote sur son clavier et surveille les caméras alors que tous les quatres sont assis à conspirer, Bastien va au toilette alors qu'il n'y est jamais allé

- Depuis quand suis-je allé aux toilettes et plus d'une fois?

- Parfait !

Sourit Nicolas : Tu vois ces hommes, combien ils sont?

- Il y'a seulement deux snipers, l'un est posté là et l'autre dans ce coin la, deux hommes à chaque entrée du bâtiment et il y'a trois entrées. Si vous voulez les attraper, vous devez neutraliser les snipers d'abord.

- Justement, Bastien sait bien viser et tire une seule balle lui aussi.

Sur les mots de Nicolas, Bastien sort son arme et vérifie son chargeur :

- Exacte! Une seule balle.

- Je dois vous accompagner quand vous les neutraliserai, je dois être sur place pour faire quelque chose.

- Qu'est-ce qu'on attend au juste pour commencer ?

- Trêve de bavardage, mettons-nous à l'action.

- Chérie tu devrais rester ici pour surveil...oh hé (Nicolas voit Malia sortir deux couteaux et les tourne habillement), depuis quand tu avais ça Malia, tu vas te blesser avec.

- Vous voulez partir en mission sans votre meilleure lanceuse ?

- Avec cette robe chérie? Tu es si belle dedans, elle n'est pas faite pour une bagarre, mais pour que je t'admire dedans.

- Tu penses que c'est le moment Nicolas?

Elle passe par devant et quitte la pièce en soupirant, les trois hommes se regardent entre eux et Patrick lâche sans réfléchir :

- Je l'adore cette femme!

Il sentit juste qu'on le tient fermement à l'arrière du cou et qu'on l'entraîne :

- Aïe, je suis désolé maître Jacobs, je ne voulais pas dire que j'aime votre femme, aïe, pardonnez-moi, M.. aïe, je ne peux pas aimer...agent Monteau!

- La ferme et avance idiot.

...

Lorsqu'ils retrouvent le premier sniper, celui-ci est déjà à terre et Malia finit de l'attacher :

- Il n'est pas mort, juste inconscient.

Explique Malia en voyant leur tête, puis il se soulagent.

Patrick approche avec son ordinateur, prend l'appareil de communication du sniper, le manipule quelques minutes.

Lorsqu'on lui demande de faire un rapport, son appareil répond "R.A.S" tout seul.

*Impressionnant !* Remarque Nicolas.

- Quand est-ce que tu as appris à manipuler ces trucs lass?

- Je m'entraîne tous les jours.

...

Commentaires

Les commentaires des lecteurs sur le roman : DANS CETTE VIE, COMME DANS L'AUTRE